7 jours au coeur du conseil en image · Épisode 3

Je vais te raconter mon histoire.

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Aujourd'hui, pour ce troisième épisode, j'ai envie de faire quelque chose d'un peu différent, de sortir de ma zone de confort. Pas la version courte qu'on met sur les sites web. Pas la bio lissée qu'on rédige pour "faire bien". La vraie.

Celle avec les doutes. Les nuits où je me demandais si j'avais fait le bon choix. Les moments où j'ai failli tout lâcher.

Et si je te raconte tout ça aujourd'hui, c'est parce que je sais que toi aussi, tu passes peut-être par là.

« Est-ce que je suis assez douée ? »
« Est-ce que les gens vont me faire confiance ? »
« Et si j'échoue ? »
« Est-ce que je vais réussir à en vivre ? »

Je me les suis posées. Toutes.

Il y a une dizaine d'années, j'étais assistante commerciale export. Un "bon" job, un salaire correct, une carrière qui faisait bien sur le CV.

Mais ma réalité quotidienne était tout autre.

Mon mari voyageait constamment entre l'Asie et l'Amérique latine. Nous avions trois enfants de moins de trois ans. Et chaque soir, je rentrais du bureau à 18h30, épuisée, le cerveau vidé, le cœur ailleurs.

Je posais mon sac dans l'entrée et je faisais mentalement le même calcul : bain, repas, devoirs, coucher.

À la fin du mois, je regardais ce que je gagnais… puis ce que je versais à l'assistante maternelle. Et la question revenait toujours : « Pourquoi je m'impose ça ? »

Je n'avais jamais de réponse claire. Juste un sentiment de décalage énorme entre la vie que j'avais… et la vie que je voulais vraiment.

Alors un jour, j'ai fait un choix. J'ai quitté mon job pour me former au conseil en image.

Et là, j'ai dû affronter l'incompréhension. Personne ne comprenait. Pourquoi quitter un CDI, une place sécurisée pour donner des conseils mode.

Et pourtant, moi, je sentais que ce métier avait du sens. Qu'il pouvait vraiment aider. Et que ce n'était pas juste du relooking.

La meilleure preuve, c'est Céline.

Ma toute première cliente. Une femme qui ne se reconnaissait plus dans le miroir, qui me disait qu'elle avait perdu confiance en elle et qu'elle se sentait "trop" ou "pas assez" en permanence.

On a travaillé ensemble. Pas juste sur ses vêtements. Sur son regard sur elle-même.

Quelques mois après, elle m'a appelée pour me dire qu'elle avait quitté son conjoint (non, je ne déclenche pas des séparations 😅). Elle était allée chez l'avocat en talons, le dos droit, confiante. Et qu'elle s'était présentée au concours Miss Ronde Bretagne pour terminer seconde dauphine.

Ce que je faisais n'avait rien de superficiel. Ce n'était pas juste de la mode ou du relooking. C'était une manière d'aider une femme à reprendre sa place. À se redresser. À se reconnaître.

Les débuts, pour autant, n'ont pas été simples. J'ai essayé de travailler avec des entreprises, de former des équipes, mais les décisions prenaient des mois. Moi, j'avais envie d'exercer maintenant.

Alors j'ai commencé avec les personnes autour de moi. Des connaissances, des mamans de l'école, des collègues de mon mari. Et petit à petit, le bouche-à-oreille a fait son chemin.

Un jour, une cliente m'a raconté toute son histoire de vie. Pourquoi elle était là. Pourquoi elle ne se reconnaissait plus. J'ai compris que ce métier allait bien au-delà du style : il touchait à l'intime, à la confiance, à l'estime de soi.

Et c'est ça qui m'a fait tenir. Même quand c'était difficile. Même quand je doutais.

Aujourd'hui, après plus de dix ans d'exercice, je mesure le chemin parcouru.

+1 000
femmes accompagnées dans leur transformation personnelle
+150
élèves devenues conseillères en image certifiées

Leurs témoignages sont la plus belle preuve que ce métier peut transformer une vie : la leur, et celle des personnes qu'elles accompagnent.